Par LENDZEYI LEMIEN,Vice-Président,chargé à la diversité culturelle et linguistique de JVF-GABON
Le GABON, pays de l’Afrique centrale est riche d’une jeunesse dépositaire d’une diversité tant culturelle que linguistique, entretenue et véhiculées par la tradition orale substantiellement. Le premier forum des jeunes francophones organisé les 23 et 24 avril 2005 par les Jeunes Volontaires Francophones tenu à l’Université Omar BONGO et, portant sur le thème de la jeunesse fasse à la diversité culturelle et linguistique a pu témoigner de cela. Des jeunes de tous les horizons et de tous les statuts : élèves, lycéens collégiens, étudiants chômeurs ou travailleurs ont pu par leur présence active audit forum témoigner de leurs cultures et de leurs langues respectives. Personne n’est sorti des communications livrées pour la plupart par des professeurs d’université comme il était entré. Cette jeunesse en effervescence s’est ensuite répartie en différents atéliers selon diverses thématiques pour renforcer les notions de partage, d’acceptation de l’autre, de communion… Et pour mieux comprendre les avantages qu’offre la francophonie notamment par le biais des programme de mobilité jeunesse. Quand chaque rapporteur prenait la parole, c’était toujours quelque chose de nouveau qui éventuellement venait avec force briser les briques des représentations ou de l’illusion de croire que sa langue que sa culture est supérieure de celle des autres. Beaucoup osaient confesser que pour eux, la diversité… ne pouvait qu’être source de guerres de malentendus, d’indifférence… Maintenant ils voient dans la langue ou la culture de l’autre une source de connaissances riche et intéressante. Car chaque culture possède une dignité et une valeur qui doivent être respectées préservées et sues des autre peuples…Ainsi, la diversité culturelle et linguistique se fonde, entre autres, sur la motivation d’informer, sur la liberté d’expression et sur le droit pour quiconque de participer librement à la vie culturelle de la communauté, aux niveaux local, national ou international. Cette participation s’exprime au travers d’activités réalisées en tant qu’utilisateurs mais aussi producteurs de contenus culturels. Cette liberté ne doit en rien occulter le droit de connaître la culture de l’autre. Ainsi chaque jeune a pu comprendre que apprendre une nouvelle langue, c’est ipso facto apprendre une nouvelle culture. Car celle-là est le véhicule de celle-ci. La diversité culturelle et linguistique devrait être non seulement préservée comme on l’a compris plus haut, mais encore promue. Cela implique de permettre à quiconque d’exprimer soi-même, dans sa propre langue, à tout moment, par n’importe quel moyen, en particulier par les toutes nouvelles possibilités de communication notamment et surtout l’Internet. En effet, ce nouvel outil constitue un réel potentiel pour le monde de l’échange et du partage. Mais toute la jeunesse gabonaise réunie au forum était bien triste de constater et de se constater ignorante et novice dans ce champ fait de clavier, de disc flash…D’où toute l’importance de la communication de M. Richard AUBRY, directeur du campus numérique de Libreville portant sur les programmes de l’AUF avec un grand volet sur les NTIC. Ce forum a pu déceler le retard criard des pays du sud au regard de ceux du nord sur les nouvelles technologies. Les Jeunes Volontaires Francophones qui ont bien la mesure des événements avaient prévu pour le compte du 23 avril dès 20 heures la nuit du web où de nombreux jeunes ont pu pour un moment assouvir leur soif d’intégrer les nouvelles technologies comme les jeunes du nord. Cependant, ce sérum n’aura qu’un effet de courte durée car dans quelques heures, cette centaine de jeunes rentrera chez elle dans l’espoir qu’une autre rencontre du genre se fasse sous le cachet de la gratuité pour échanger avec le monde. Cependant, chez certains cela pourrait être un départ mais chez d’autre, un départ et une fin. Ce temps de déconnexion involontaire justifie a plus d’un titre que la jeunesse gabonaise soit à la remorques des avancées technologiques de l’heures. D’où son cri d’appel à l’endroit de la francophonie pour que la technologie vienne aussi habiter au GABON, dans les quartiers sans distinctions aucune pour que soient partout les mêmes possibilités de réussite entre les jeunes de l’espace francophone. Car NTIC ont un rôle particulièrement important à jouer dans le développement et la promotion des cultures et des langues du monde entier. La pluralité des langues étant au cœur des sociétés de l’information et de la communication dynamiques. Les NTIC, moyen que nous donne la science pour vaincre l’espace et le temps peuvent être utilisées pour réduire les fractures culturelles et linguistiques, suivant des rangs de priorité appropriés. Car pour la jeunesse gabonaise, la diversité culturelle et linguistique suppose aussi l’égalité des chances d’accès aux moyens d’expression et de diffusion des biens et services culturels.
La jeunesse s’est donnée rendez-vous pour l’année prochaine mais avant à la fête des cultures pour l’éclosion des langues et des cultures.
Lemien.L.