La Charte Africaine de la Jeunesse stipule en son article 27 ou 'De la vulgarisation de la charte' que « Les Etats Parties ont le devoir de promouvoir et d’assurer par l’enseignement,
l’éducation et la publication, le respect des droits, des responsabilités et des
libertés contenus dans la présente Charte et de veiller à ce que ces libertés,
ces droits et ces responsabilités ainsi que les obligations et les devoirs y
afférentes soient assimilés .»
En clair, cet article engage les Etats de l'UA à promouvoir la charte dans leurs pays respectifs.
Cependant, force est de constater que nombre de jeunes ne connaissent même pas que cette charte existe et donc enore moins le contenu de cette dernière. De ce point de vue, les jeunes demeureront toujours des victimes sempiternelles parce que privés de l'information. Car un homme qui ne connaît pas ses droits et devoirs ne peut réellement pas s'affirmer dans la société. Ainsi, le jeune devant qui l'Etat ménage ses efforts quand il faut lui montrer ce qu'il doit en attendre et d'autre part, ce que l'Etat attendrait de lui n'est qu'une loque, pas vraiment un être humain, simplement un existant!
Voilà pourquoi, une réelle campagne en milieu scolaire, universitaire d'une part et d'autre part, quitus doit être donné aux associations et ONG de jeunesse afin de pouvoir en parler de sorte que la jeunesse africaine puisse enfin être édifiée sur cette charte qui la concerne pourtant au premier chef.
Le quitus que nous requérons ici n'est pas fortuit. En effet, souvent nos Etats en Afrique ratifient des textes seulement pour attirer sur eux la sympathie de l'opinion internationale quand sur le terrain, les population végètent de plus belle dans une paupérisation qui, de jour en jour tant à devenir chronique.
Il est de bon aloi donc que dans chaque salle de classe, dans chaque amphithéatre... soit posée à côté des règlements intérieurs des établissement et institutions de jeunesses, la 'Charte Africaine de la Jeunesse' pour que le jeune africain connaîssent enfin ses droits et devoirs vis-à-vis de l'Etat et partant de sa famille.